Je vais, de site en site...
Ceux que j'aime, ceux sur lesquels je me sens "chez moi"...
Et puis, au détour d'une page,une mort.
Celle de Miguel. 39 ans. Portugais lisboète. Photographe, artiste, dont j'avais fait la connaissance sur Photoforum.
Rupture d'anévrisme.
Trouvé mort sur son lieu de travail, ce 11 septembre 2007.
Marié, je crois, un petit garçon.
Un être humain, qui s'en est allé.
Je ne le connaissais pas vraiment, il laisse des images qui lui survivront.
Maigre consolation.
Merde...
http://www.photoforum.ru/user/9291/index.en.html
Moi, si j'étais un homme, je serais capitaine
D'un bateau vert et blanc,
D'une élégance rare et plus fort que l'ébène
Pour les trop mauvais temps.
Je t'emmènerais en voyage
Voir les plus beaux pays du monde.
J' te ferais l'amour sur la plage
En savourant chaque seconde
Où mon corps engourdi s'enflamme
Jusqu'à s'endormir dans tes bras,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
On ne dit pas ces choses-là.
Je t'offrirais de beaux bijoux,
Des fleurs pour ton appartement,
Des parfums à vous rendre fou
Et, juste à côté de Milan,
Dans une ville qu'on appelle Bergame,
Je te ferais construire une villa,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
On n'achète pas ces choses-là.
Il faut dire que les temps ont changé.
De nos jours, c'est chacun pour soi.
Ces histoires d'amour démodées
N'arrivent qu'au cinéma.
On devient économe.
C'est dommage : moi j'aurais bien aimé
Un peu plus d'humour et de tendresse.
Si les hommes n'étaient pas si pressés
De prendre maîtresse...
Ah ! si j'étais un homme !
Je t'appellerais tous les jours
Rien que pour entendre ta voix.
Je t'appellerais "mon amour",
Insisterais pour qu'on se voie
Et t'inventerais un programme
À l'allure d'un soir de gala,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
Ces choses-là ne se font pas.
Il faut dire que les temps ont changé.
De nos jours, c'est chacun pour soi.
Ces histoires d'amour démodées
N'arrivent qu'au cinéma.
On devient économe.
C'est dommage, moi j'aurais bien aimé
Un peu plus d'humour et de tendresse.
Si les hommes n'étaient pas si pressés
De prendre maîtresse...
Ah ! si j'étais un homme,
Je serais romantique...
Diane Tell.
Cela n'a pas pris une ride...et c'est toujours criant de vérité...
Suspendus dans le vide,
Nous pensons que tout va bien,
Que la corde est solide,
Que le vent est doux,
Que jamais la nuit ne nous surprendra,
Suspendus au fil de nos vies,
Nous imaginons que tout va bien,
Pour nous,
Pour les autres,
Nos frères,nos soeurs,
Nos voisins,nos cousins...
Et puis,un jour,
Le fil casse...et c'est le début d'une très longue chute libre...
Ce lundi 2 juillet,toi,mon beau-frère,mon ami,
Tu as décidé que tu ne te battrais plus contre la tempête,
Que l'autre ne te ferait plus jamais de mal,
Ni à toi,ni à vos enfants.
Tu as pris la décision extrême,celle que peu comprennent,que beaucoup condamnent...
Moi,je comprends,et je t'absouds,je te pardonne et je te demande pardon,aussi.
Car peut-être d'autres mots t'auraient fait renoncer à ce choix ultime.
Mais c'est ton choix.
Sache,où que tu sois,mon beau-frère,mon ami,que Vincent,ton petit garçon,a gardé ce beau sourire,cet éclat dans le regard.
Et qu'il est,pour moi, depuis 7 semaines,le fils que je n'avais pas.Et que je l'aimerai aussi pour toi.
Va en paix,Alain...