Posté le 11.05.2007 par Sarah.
Trop de chocolat,
Trop de gourmandise,
Trop de friandises,
Trop...
Mais pas assez de toi.
Quand mon coeur est au régime,
Quand tu as mis ton romantisme,
A la diète,
A la diète...
--
Posté le 09.05.2007 par Sarah
Il l'avait "emballée" bien plus facilement que les autres...
Elle faisait partie de ces trentenaires divorcées, ou en passe de l'être, esseulées, désespérées d'être aimées à nouveau.
Elle ne pouvait croire qu'un homme, si séduisant, puisse s'intéresser à une femme comme elle. Elle se trouvait trop grosse, trop vieille, déjà...Pourtant, son miroir lui renvoyait l'image d'une femme élégante, fragile à en être belle...
Ils avaient décidé de se donner rendez-vous sur une terrasse. L'air était doux, embaumé par le parfum entêtant des jasmins. Au loin, le bruit des vagues lui rappelait qu'il avait choisi Sainte Maxime parce qu'il s'y sentait chez lui...La soirée promettait d'être douce, il ne pouvait s'empêcher de lui frôler la main, de lui sourire, elle ne pouvait s'empêcher de tomber follement amoureuse de lui...
Ils avaient ensuite arpenté les ruelles du vieux port et il lui avait proposé de partager un repas fin, qu'il choisirait pour elle. Elle avait remarqué une fine cicatrice sur la paupière gauche, une autre au coin de la bouche. Et ses mains...elle en était folle...
Après un "délice au chocolat noir et son praliné aux pistaches",il l'emmena sur la plage.Elle sentait son parfum citronné se mêler aux embruns tièdes.La frange mousseuse des vagues venait murmurer des promesses d'amour...il l'enlaçait,tendrement, il passait les doigts dans ses cheveux, il riait, de tout, de rien, elle soupirait, elle s'amourachait...
Et puis,comme un adolescent, il lui proposa d'entrer dans l'eau, elle le suivit, aimant ce côté fou et romantique qui lui avait tant manqué auprès de l'Autre...
Elle sentait la mousseline de sa robe d'été se coller sur ses mollets, sur ses genoux, tandis qu'il l'emmenait plus loin, à l'écart des lumières, à l'écart du monde, des humains...il la prit dans ses bras, la souleva comme une jeune mariée et elle ferma les yeux, un peu ivre, désorientée...et puis...elle sentit l'eau couvrir son visage,entrer dans sa bouche tandis qu'elle voulait parler, qu'elle voulait lui demander pourquoi...l'eau était tiède, elle croyait déceler l'odeur et le goût des algues...il lui maintenait la tête sous l'eau, et elle était trop faible, trop ivre, trop fatiguée, trop lasse, trop malheureuse pour se battre...un dernier soubresaut, comme un dernier soupir, et tout fut fini...
Il sortit de l'eau, non loin de sa villa. La plage était déserte, complice, seul le murmure des vagues troublait ce poisseux silence...
Le lendemain, alors qu'il déclarait à ses amis que la belle jeune femme brune l'avait quitté ce matin, sans un adieu, il aperçu la blondinette aux sandales blanches et pensa qu'il devait se racheter une paire de Bensimon bleu marine...
Merci Césure... :)
Posté le 09.05.2007 par Sarah
Les souvenirs...ça va, ça vient...
Et ils sont comme autant de merveilleux couchers de soleil,
Ils nous emplissent le coeur de joie,de nostalgie,
Et ils nous aident à avancer...
:)
Posté le 09.05.2007 par Sarah
You had something to hide
Should have hidden it, shouldn't you
Now you're not satisfied
With what you're being put through
It's just time to pay the price
For not listening to advice
And deciding in your youth
On the policy of truth
Things could be so different now
It used to be so civilised
You will always wonder how
It could have been if you'd only lied
It's too late to change events
It's time to face the consequence
For delivering the proof
In the policy of truth
Never again
Is what you swore
The time before
Never again
Is what you swore
The time before
Now you're standing there tongue tied
You'd better learn your lesson well
Hide what you have to hide
And tell what you have to tell
You'll see your problems multiplied
If you continually decide
To faithfully pursue
The policy of truth
Never again
Is what you swore
The time before...
Depeche Mode, "Policy of truth".
J'étais dans ma voiture, je rentrais à la maison. Et puis,j'ai entendu cette chanson de Depeche Mode...Et des centaines de souvenirs sont remontés à la surface...
Mai 1991. Dernière année de ce que l'on appelait encore un régendat.
3 semaines de stage artistique à l'Académie des Beaux-Arts de Bratislava,un dépaysement sans égal,au temps où Bratislava faisait encore partie de la Tchécoslovaquie,pays coupé en deux depuis...A la frontière, le car empli d'étudiants belges et américains s'arrête. Des Américains qui nous avaient rejoints à Cologne.Eux réalisaient un tour d'Europe en 6 mois...
Il fait gris, il fait froid, nous sommes épuisés par 12 heures de train, et 4 heures de car (tchécoslovaque et poussif, qui nous prit en charge à la gare de Vienne),des soldats, avec mitraillette, long manteau gris orné de l'étoile et de la faucille,rouges.Ils scrutent nos visages de capitalistes aux jeans troués (par la mode, non par l'usure), vérifient nos passeports, s'arrêtent d'avantage sur ceux des Américains.
Je me rappelle une phrase de l'un d'entre eux..."C'est certain,on va pouvoir entrer,mais est-ce qu'ils nous laisseront ressortir?"
Et puis, logés dans un ancien château réquisitionné par l'Etat et transformé en Académie, nous cotoyons des artistes confirmés, on nous laisse grandir, finalement,avant de rejoindre le monde des adultes,diplôme en poche.Le château est caché au fond d'un parc.
Mes premières photos,prises avec mon Minolta 8000i.
Et le coeur qui se serre chaque fois qu'il me parle,chaque fois que je joue les interprètes pour les autres, chaque fois que je le fais rire,chaque fois qu'il prononce mon prénom,avec difficulté,les R, c'est pas son truc.Il me rebaptise "Sally".
Et on écoute Depeche Mode,jusqu'au bout de la nuit,on ne dort pas,on discute,on se touche du bout des yeux.Il me fait découvrir REM,il adore Pollock...il a les yeux très bleus,la voix rauque,il est grand et sportif,il joue au baseball...évidemment...Il aime mon accent très British,il rit de me voir grimper aux arbres afin de prendre des photos insolites...
3 semaines.
Il s'appelait Tony Mel Smith. Etudiant à la High School of Arts de Baltimore.
On s'est quitté, sans pouvoir se parler.
Je ne lui ai jamais dit que je l'aimais.Lui non plus,d'ailleurs.Mais c'était palpable.Et inoubliable. J'avais 20 ans...
Souvenirs,souvenirs...
Posté le 08.05.2007 par Sarah.
Un escargot...aquatique...cornu et gourmand...
Posté le 03.05.2007 par Sarah.
Il fallait que je me mette à l'abri,
Car je savais que seule, perdue dans cette forêt inextricable,
Je ne pourrais survivre,
Ni retrouver les miens...
Prendre de la hauteur,
Pouvoir prendre la mesure des distances qui me séparaient de mon logis,
Embrasser du regard l'horizon...
J'avais perdu les traces des autres,
Aucun point de repère,
Aucun jalon,
Aucune lueur d'espoir...
Je commençais à grimper,
Longue marche vers le sommet,
Priant pour que je ne fasse aucune mauvaise rencontre en chemin.
Je ne pouvais qu'espérer qu'une seule chose:
Que la nuit ne me surprenne pas, seule, loin de la fourmilière...
Qu'est-elle devenue, cette fourmi, bizarrement seule sur cette souche...Aucune trace de ses congénères, aucune activité rassurante pour cette pauvre esseulée...Etait-elle tombée d'une feuille? Avait-elle vogué sur celle-ci,au gré du vent?
La fourmi qui était seule au monde...
Posté le 30.04.2007 par Sarah.
15 ans...
Et la sagesse de ne plus grimper aux arbres,
De ne plus chasser le mulot toute la nuit,
De ne plus manger de croquettes,trop dures pour ses pauvres dents,
De ne plus se prélasser au soleil,trop chaud quand on a le poil noir,
De ne plus chercher le conflit avec Pickles,ni aucun autre congénère,
De ne plus s'éloigner du jardin...
La sagesse,inconsciente,attavisme salvateur,de ne plus agir comme une chatte en pleine possession de ses moyens...
La sagesse de vieillir...en se ménageant...
Que de sagesse derrière ces deux gouttes d'or...
Posté le 30.04.2007 par Sarah.
Le même...en pleine action...
Posté le 30.04.2007 par Sarah.
Quand d'autres sont affamés,
Couverts de puces et autres parasites,
En manque de caresses...
Celui-là est le roi de la maison, du jardin,
Et j'envie parfois ses plaisirs simples...
Passer des heures à observer les papillons,
Se prélasser sur la couette, sur le sofa, sur un muret de pierres tièdes,
Recevoir des tonnes de câlins...
Je crois que Pickles ne connait pas le stress...
Et c'est le regard troublé par l'incompréhension qu'il me voit quitter la maison,
Cinq fois par semaine...
Et oui...il faut bien que j'aille gagner ta ration de Whiskas quotidienne...
Posté le 25.04.2007 par Sarah.
Je connais ces picotements,annonciateurs de nez bouché,nez qui coule,yeux qui pleurent et qui chatouillent...
Mais,bizarrement,le colza,chez moi,n'a aucun effet secondaire,si ce n'est de me donner l'envie,incontrôlable,de prendre mon appareil photo...Par contre...les bouleaux...autant j'en aime l'écorce,autant je hais ces maudites particules jaunes qui se colleront bientôt partout........ :-D
Je compatis,Yoann,je compatis... ;-)